Les Thanatonautes (Bernard Werber) : Critique du roman.

dimanche 1 février 2015

Critique du roman.

Le roman est bien écrit, il a une intrigue et une trame de fond qui tiens en haleine le lecteur de bout en bout, et les passages de la thèse de Francis Razorbak la mort cette inconnu sont pertinent et collent bien au reste du roman et fait penser à l'encyclopédie du savoir relatif et absolu d'Edmond Wells que l'on retrouve d'ailleurs dans le roman suivant.

Toutefois, il est possible que certains aspects extravagant puissent paraître rébarbatif aux non-initiés, c'est un univers  immersif que l'on aime ou non.
Les défauts ne sont pas directement visibles au lecteur lambda qui recherche juste la plaisir de la lecture du moment sans forcément chercher à rentrer dans le détail. Certain parleront de roman de gare, ce qui est exact, un roman idéal pour passer un moment dans le tramway, le métro ou aux toilettes, on se diverti et l'on apprend des choses (c'est instructif).

Par contre si l'on est tatillon et que l'on recherche la petite bête auront des choses à dire: un découpage inégal du roman. La première partie est bien construite dans un schéma mi-polar, mi-découverte, avec un trame de fond cohérente. Tandis que les deux autres parties, qui sont carrément dans l'extraordinaire et le paranormal vont peut être un peu loin et délie ce qui a été construit dans cette première partie.  Je dirai que la deuxième partie est une sorte de ventre mou du roman. rythmé par les découvertes (moch 1,2,3...) et les batailles, notamment la guerre du paradis, qui rappel un peu la bataille du champ de coquelicots dans les fourmis et plus récemment la guerre mondiale dans la voix de la terre.

La troisième partie , plus tournée vers le climax, relie plus la première partie, tout en donnant cette fois un aspect plus ésotérique à l'histoire avec en fond de toiles des questions de sociétés (comment agir dans une société ou tout le monde devient trop mièvreux pour bien être noté) qui n'ont pas été assez développé au profit de l'intrigue qui est trop linéaire et qui en fait tourne toujours autour des mêmes choses, ce qui se voit par les titres d'ailleurs, ce qui est finalement assez répétitif. 

La fin est surprenante, surtout si l'on sait que ce livre a été écrit 10 ans avant les attentats du 11 septembre, mais nous laisse sur notre faim, car on ne sait toujours pas ce qu'il y a derrière la montagne... 

J'ai pu lire un article ou Bernard Werber regrettait que son ouvrage sorti en 1994 et qu'il voit comme étant le plus personnel, ne soit pas reconnu plus tôt. Il considère ce succès tardif comme étant une forme de consécration de son œuvre. En fait, il semble bien qu'elle ait quelques particularités par rapports aux autres ouvrages, mise à part l'aspect que l'on retrouve habituellement dans ses romans: intrigues à rebondissement, alternance de forme du récit on s'aperçoit qu'ici il a mit de côté l'aspect alchimique du livre, et l'on perçoit moins l'architecture et les symboles cachés, que l'idée novatrice voulu par l'auteur. 
Donc, à mon avis, et il ne tiens qu'à moi, il semble qu'il a peut être négligé cet aspect du récit, ce qui transparaît peut être un peu dans le délitement, et il me semble que les digressions des manuels d'histoire et autres sont superflux. 
J'aurais aussi aimé voir l'intrigue développé plus dans le sens du polar, je pense qu'à ce niveau là, quelque chose a été manqué. Un savant dosage entre le paranormal et l'enquête aurait peut-être plus tenu le lecteur en haleine et aurait fait monté l'histoire d'un cran.

J'ai aussi pensé à une éventuelle adaptation cinématographique, le livre tel qu'il est ferait il un bon film? Je ne le pense pas. Certainement un film à grand spectacle, comme il en sort beaucoup. L'exemple français le plus connu Pierre Boule qui a vu la planète des singes adapté au cinéma avec Charlton Easton (je ne parle pas des autres navets qui sont sorti par la suite) a d'ailleurs vu le scénario de son roman modifié, et heureusement d'ailleurs. Je pense qu'il serait aussi utile de réecrire l'histoire, comme l'auteur le fait souvent et de l'adapter. Pourquoi vouloir à tout prix sortir un livre tel qu'il est? Beaucoup de mangas connaissent d'ailleurs des adaptations différentes de l'anime et connaissent un  grand succès, tel que Full Metal of Chemist. Peut être une variante... Le seul film que j'ai vu de Bernard Werber, Nos amis les Terriens, ne m'a pas convaincu, pas vraiment du grand cinéma, et des acteurs de caméra café que l'on retrouve à  pour ma part  fini de m'achever !

Il semble que Bernard Werber ait récemment tenté une incursion dans le cinéma américain, mais sans succès. Aujourd'hui, il souhaite plus se tourner vers des productions autodidactes ou de cinéma indépendant.



Bon, cela ne gâche pas le plaisir de la lecture et c'est ce qui compte après tout, la preuve j'en ai fait un blog. 



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