Les Thanatonautes (Bernard Werber) : 71 – MYTHOLOGIE GRECQUE

mardi 27 janvier 2015

71 – MYTHOLOGIE GRECQUE

Buste de Platon

Laissé pour mort sur un champ de bataille, Er le Pamphilien se retrouva dans une pièce nantie de quatre ouvertures : deux sur le ciel, deux sur la Terre. Les âmes vertueuses montaient au ciel. Les ombres descendaient vers la Terre.
Les âmes criminelles y descendaient par une fente, et par l’autre remontaient les âmes recouvertes de poussière.
Er vit les châtiments infligés aux méchants. Il parvint dans le lieu merveilleux où s’élève la colonne qui est l’axe du monde. Accompagné d’âmes, il se rendit au Céthé où coule le fleuve Amélès dont les eaux procurent l’oubli.
Il y eut un grondement et Er reprit vie sur le bûcher funéraire au grand dam des humains qui l’entouraient. Il raconta comment il avait vu le pays des morts et en était revenu indemne. Personne ne crut son histoire. On lui tourna le dos avec dépit.

Source: livre X de La République de Platon. 


« Cléonyme d'Athènes,… navré de douleur à la mort d'un de ses amis, perdit cœur, s'évanouit. Ayant été cru mort, il fut, le troisième jour, exposé selon la coutume. Or, comme sa mère l'embrassait…, elle perçut un léger souffle. Cléonyme reprend peu à peu ses sens, se réveille et raconte tout ce qu'il avait vu et entendu après qu'il avait été hors du corps. Il lui avait paru que son âme, au moment de la mort, s'était dégagée, comme de certains liens, du corps gisant à côté d'elle, s'était élevée vers les hauteurs et, ainsi élevée au-dessus du sol, avait vu sur la terre des lieux infiniment variés quant à l'aspect et aux couleurs, et des courants fluviaux invisibles aux humains. Elle était parvenue enfin à un certain espace consacré à Hestia [Vesta des Romains : divinité gardienne du foyer], que fréquentaient des Puissances démoniques sous la forme de femmes d'une beauté indescriptible… »

Source wikipédia, noté:  Proclus, Commentaire sur La République de Platon, XVI° dissertation, 114, trad. A.-J. Festugière, Vrin, Vrin, 1970, t. III, p. 58-59


Extrait de la thèse La Mort cette inconnue, par Francis RAZORBAK.

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